Date : 09/05/2021
Auteur : Thé Conversation
En 2020, au niveau mondial, seule une voiture neuve sur 50 était électrique. Même si chaque nouvelle voiture sortant aujourd’hui des usines était électrique, il faudrait encore 15 à 20 ans pour remplacer le parc automobile mondial fonctionnant grâce aux combustibles fossiles.
Les réductions des émissions de gaz à effet de serre et des particules résultant du remplacement de tous ces moteurs thermiques par des alternatives sobres en carbone ne seront pas assez rapides pour faire la différence dans les quelques années qui nous restent.
Pour s’attaquer aux crises du climat et de la pollution atmosphérique, il faut réduire au plus vite tous les transports motorisés, voitures particulières en tête.
Or, en se concentrant uniquement sur les véhicules électriques, on ralentit la course vers une baisse drastique des émissions.
Cela s’explique en partie par le fait que les voitures électriques ne sont pas vraiment « zéro carbone » – l’extraction des matières premières pour leurs batteries, leur fabrication et la production de l’électricité permettant leur fonctionnement produisent des émissions.
Le transport est l’un des secteurs les plus difficiles à décarboner : cela à cause de sa forte utilisation de combustibles fossiles et de sa dépendance à l’égard des infrastructures à forte intensité carbone – on pense aux routes, aux aéroports et aux véhicules eux-mêmes – et aussi de la manière dont il intègre les modes de vie dépendants à la voiture.
Une façon de réduire les émissions liées au transport – relativement rapidement et potentiellement à l’échelle mondiale – consiste à troquer la voiture pour le vélo, l’e-biking et la marche – ces modes de déplacement dits « actifs ».